L'HISTOIRE D'UN APPEL

“Tomber amoureux de Dieu est la plus grande de toutes les romances,
chercher Dieu la plus grande de toutes les aventures
et trouver Dieu le plus grand accomplissement humain".

St. Augustine

MON HISTOIRE DE VOCATION

Sœur Louise Benoît, p.m.

 

Je suis née à Drummondville – Québec, Canada; je suis la neuvième d’une famille de dix enfants.

Le milieu familial est simple, croyant, paisible.  Les autres ont la vocation au mariage. 

Ma vocation à la vie religieuse fut comme un accouchement naturel. 

L’appel s’est fait sentir très tôt, je pense dès que j’ai vu des religieuses.

Les Sœurs de la Présentation de Marie étaient présentes dans plusieurs écoles ma ville natale. 

Je savais qu’il y avait d’autres congrégations, mais je ne les connaissais pas.

 

S. Louise est l’actuelle secrétaire générale de la congrégation 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aimais l’école, les études et les religieuses qui m’enseignaient.

Elles étaient nos sœurs, mes sœurs et leur style de vie m’attirait.

Je n’ai pas fait de grands discernements, je n’ai pas eu de grands questionnements…

la Présentation de Marie était déjà dans ma vie.

Au début, c’était comme un autre monde, un peu loin de moi.

Puis, j’ai connu quelques religieuses avec lesquelles nous (élèves) aimions échanger.

À mesure que je connaissais des religieuses de plus près,

je m’apprivoisais, je me sentais à l’aise avec elles, comme chez moi.

Après avoir suivi un cours commercial, j’ai travaillé comme secrétaire dans un bureau.

Pendant ce temps, l’appel prenait visage et voix intérieurement.

J’aimais prier, lire et passer du temps avec des amies.

 

Un jour, une amie m’annonce qu’elle « entre chez les Sœurs ».

Cette rencontre fut pour moi un déclencheur, le moment approchait.

Quelques semaines après, je sollicitais mon admission au Noviciat.

Le jour de mon entrée à la Présentation de Marie, ma vie religieuse naissait, c’était comme la réalisation d’un rêve, le commencement d’une aventure, je donnais ma vie au Bon Dieu.

J’ai fait ma première profession en juillet 1966.

J’ai peu à peu découvert Marie Rivier et sa façon d’être sainte.

J’ai vécu l’apostolat de notre Congrégation dans l’enseignement et

la pastorale pendant une vingtaine d’années dans nos pensionnats.

Puis j’ai été nommée dans les services communautaires de la comptabilité, du secrétariat et du Conseil provincial.

J’ai beaucoup aimé l’animation des groupes de l’Association Marie Rivier.

La présence de ces personnes engagées dans leur foi, en recherche et ouvertes

me donnait de l’élan dans ma propre vocation et attisait ma ferveur.

Maintenant au Conseil général, j’aime mon travail en secrétariat et les autres

travaux et emplois de la vie communautaire.  J’ai la chance de vivre l’interculturalité

avec les compagnes qui rencontrent les mêmes défis.

Aujourd’hui à 75 ans, après toutes ces années de vie religieuse,

mon regard sur ma vocation est teinté d’action de grâce, d’amitié, de foi et d’alléluia!

Ma vocation : Avec les autres, en recherche de l’Unique Nécessaire!

Sœur Louise Benoît, p.m.

La vie religieuse est un pure don de Dieu.
Ce trésor, nous le portons dans une nature fragile et insconstante.

Sr. Christèlle Stephanie Coly, pm

Je suis Sœur Christèle Stéphanie Coly, de la province du Sénégal.

Ma vocation est née depuis mon enfance alors que j’étais élève à la Présentation de Marie à Bignona. En grandissant ce désir s’est enfoui en moi et des années sont passées. Ce n’est qu’en classe de cinquième que l’appel a encore résonné en moi. J’ai alors intégré le groupe vocationnel de ma paroisse St Jean l’Evangéliste de Sédhiou. C’est avec ce groupe que ma soif de côtoyer de près les sœurs n’a cessé de croitre et je voulais aller au juvénat, mais ma mère s’y est opposé. C’est en classe de première enfin que je suis entrée au juvénat St Joseph de Ziguinchor où j’ai obtenu le baccalauréat.

Avec l’accord et le soutien de mon père, j’ai écrit ma lettre de demande pour le pré-postulat. C’est ainsi qu’en octobre 2008, je commence mon pré-postulat avec une compagne au noviciat de Rufisque. Et le 25 août 2012, dans la joie et l’action de grâce, je fais profession à l’Église Sainte Agnès de Rufisque. 

Après la profession, l’obédience m’envoie enseigner au préscolaire de Yoff. Et l’année suivante, j’ai étudié au centre de formation pédagogique préscolaire de Thiès. En 2014-2015, je suis envoyée à Ngueen comme enseignante et responsable de l’école maternelle. A la fin de cette année, me voilà missionnaire au Burkina Faso, membre de la communauté de fondation de Diébougou toujours comme enseignante au préscolaire.

A Diébougou, j’ai vécu la joie du ‘’donner et recevoir’’ durant trois ans. Jour après jour, à travers mes vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, avec ce que je suis, j’ai participé à la construction de la communauté. Nous formions une belle petite communauté, transmettant aux gens qui nous voyaient vivre, notre joie d’être ensemble. Par notre proximité, nous avons annoncé Jésus Christ, ouvrant la porte de notre maison à tous surtout aux jeunes. 

Durant toutes ces années et partout où je suis passée, j’ai eu le bonheur de faire la catéchèse aux jeunes en vraie fille de Marie Rivier. Ce qui m’a le plus marquée c’est l’expérience auprès des catéchumènes au Burkina Faso. Leur intérêt pour connaître Jésus Christ et leur soif de le recevoir dans l’Eucharistie ont été pour moi, source de joie et de réconfort dans mon cheminement. J’ai aimé cette expérience auprès des pauvres et des petits, j’ai aimé les relations tissées de simplicité et d’ouverture.

Après trois belles années, j’ai quitté mon pays d’adoption, le Burkina, pour rentrer dans mon cher pays. Au Sénégal, dans la communauté de Boudiouck (St Louis), j’ai fait l’expérience de l’enseignement à l’élémentaire. J’ai beaucoup aimé cette expérience, cette période de transition qui m’a permis de me réimprégner de la vie de la province. Aujourd’hui je suis en ressourcement dans la communauté de Yoff où je vis une belle expérience d’internationalité et d’interculturalité.

Je suis profondément heureuse d’avoir offert ma vie au Seigneur et je ne cesse de lui rendre grâce pour sa fidélité. Tout au long de ces années, j’ai goûté à la joie du don à travers le cœur à cœur quotidien avec Dieu et dans mes divers engagements. Mon désir c’est d’aller toujours de l’avant pour ‘’être absolument à Jésus Christ.’’

 

Sr. April Marie Mireau, pm

Ma première expérience de l’amour a été vécue dans ma famille. Mes parents n’étaient pas parfaits, mais ils m’ont aimée de tout leur cœur. Cet amour que j’ai reçu a créé en moi un désir d’aimer les autres. En grandissant, j’ai appris que ce n’est pas facile d’aimer. Je regardais mes parents, comment ils ont su s’oublier par amour pour nous. J’ai réalisé graduellement, en voyant la foi de mes parents et celle des personnes dans ma paroisse, que cet amour est la présence de Dieu en nous. 

Durant mes études d’infirmière à l’Université, je me suis demandé comment vivre cet amour en moi. J’ai rencontré un garçon absolument extraordinaire, et j’ai pensé que peut-être, comme mes parents, j’allais vivre l’aventure de l’amour à travers une relation intime avec lui. Nous sommes sortis ensemble pour un bout de temps, mais quelque chose en moi voulait plus. Il y avait en moi un désir d’embrasser le monde entier.  Petit à petit, j’ai reconnu ce désir comme un appel à la vie religieuse. Dans ma prière, je sentais que Jésus me voulait à lui et qu’il m’appelait non pas à avoir des enfants physiques, mais des enfants spirituels.

Convaincue et soutenue par des expériences profondes de l’amour de Jésus pour moi, j’ai décidé de quitter mon ami et de poursuivre ma route sur un chemin plus rare. Ce fut une décision difficile, remplie d’émotions de toutes sortes, mais au fond de moi-même j’ai trouvé la paix et la force d’aimer même quand ça faisait mal. Je compare mon expérience à celle d’un coureur de marathon. Lorsqu’un athlète court, son corps fait l’expérience de deux sentiments qu’on dirait presque impossible à vivre en même temps : la joie et la douleur. Lorsqu’il court, l’athlète ressent la douleur dans ses jambes et dans ses poumons, mais il ressent aussi la joie et la dilatation de l’esprit qui viennent avec l’exercice intense et l’accomplissement d’un but qu’on s’est donné. C’était ainsi pour moi, l’Amour m’appelait à laisser mon ami, ce qui n’était pas sans douleur, pour accueillir une nouvelle relation intime et particulière avec le Seigneur : comme religieuse, épouse du Christ, ce qui me procurait beaucoup de joie!

Depuis mon entrée en communauté en 2011, ma vie comme religieuse n’a pas toujours été facile, mais elle a été pleine d’amour et de joie! En tant qu’infirmière, j’ai eu le privilège d’accompagner mon époux blessé dans les patients que j’ai soignés et dans tous ceux et celles que j’ai rencontrés chaque jour. En communauté avec mes sœurs, je suis encouragée et motivée à prier et à offrir ma vie en sacrifice saint pour le monde et pour la plus grande gloire de Dieu! Quelle aventure et quelle joie!

 

 

La vocation, comme la vie, est un don de Dieu

Il n’est pas toujours aisé de parler de soi. Mais c’est avec joie que je me livre à cet exercice difficile pour vous parler très brièvement de ma vocation.

Sr. Anna Tine, pm

De famille chrétienne, j’ai eu la grâce d’avoir été éduquée aux valeurs chrétiennes qui, à n’en point douter, auront été pour beaucoup dans ma vocation à la vie religieuse perçue alors que j’avais 8-9 ans. La rencontre avec les Sœurs de la Présentation de Marie dans mon village natal Ngueen, à Tambacounda m’a enflammé le cœur.  Ce qui me fascinait en elles c’était leur grande ouverture, leur accueil et leur joie de vivre. Aussitôt, je suis restée attachée à elles et mon désir de leur ressembler s’intensifiait à mesure que je grandissais. Avec elles, j’ai cheminé comme aspirante jusqu’à maturation de mon désir. Les animations vocationnelles et les mouvements d’actions catholiques dans lesquels j’étais engagée m’ont beaucoup aidé à mûrir ma vocation.

Durant le postulat et le noviciat, j’ai davantage découvert et aimé le charisme des Sœurs de la Présentation de Marie. Le dévouement au service des pauvres et des petits, l’esprit de prière et le sens d’appartenance m’ont beaucoup fasciné comme jeune en formation,  et à dire la vérité cela correspondait parfaitement à ce que je désirais vivre. Fini le Noviciat, le beau groupe que nous formions a été admis aux vœux temporaires prononcés le 10 Septembre 2011 et l’engagement définitif le 07 Juillet 2018. Durant mes années de “professe temporaire” j’ai d’abord enseigné au primaire avant d’être envoyée aux études, d’abord au centre Saint Augustin de Dakar pour la philosophie et ensuite présentement à Rome pour la théologie.

Aujourd’hui, je suis très heureuse et bénis le Seigneur de m’avoir fait la grâce de vivre ma vocation religieuse au sein de la Congrégation de la Présentation de Marie où je peux croître dans mon amitié avec le Christ pour un service joyeux et dévoué  de mes frères et sœurs. Durant mon cheminement vocationnel, j’ai toujours eu le soutien de mes parents et d’autres personnes qui m’ont aidé à surmonter les difficultés inhérentes à cet état de vie.

Après quelques années de vie religieuse, je peux aujourd’hui dire et sans risque de me tromper que j’ai choisi la meilleure part. La vie consacrée est belle et procure beaucoup de bonheur. J’invite donc toutes les personnes qui se sentent attirées par la Consécration au Seigneur de se laisser guider par l’Esprit. Car comme le dit le Pape François « sois certain que, si tu reconnais un appel de Dieu et que tu le suis, ce sera ce qui te comblera».

–  Sr. Anna Tine, pm –