ÉCHOS DU GÉNÉRALAT
La force de l’espérance
Mois de juin ! Mois du Sacré-Cœur et nous sommes heureuses de dire que non seulement nous avons survécu à trois longs mois de confinement, mais que nous sommes en pleine forme. La vie demeure, notre cheminement se poursuit, malgré la présence de Covid-19 et son impact sur notre travail, nos relations et notre vie communautaire.
Au début, l’atmosphère de peur et d’inquiétude était fortement ressentie. Nous avons porté l’incertitude de l’avenir dans la foi, l’espérance et l’amour mais aussi dans le silence et la prière. La grâce de Dieu n’a jamais manqué.
Lorsque nos employés n’ont plus été autorisés à voyager pour le travail, nous nous sommes partagé les tâches ménagères. Chacune a trouvé sa façon de se maintenir en forme. Le confinement nous a également encouragées à prendre soin de la Terre Mère en jardinant et en intensifiant le recyclage. Les jours passaient, et nous étions occupées par tout ce qui pouvait apporter la vie. Nous remercions Daniel, notre homme de confiance qui s’est occupé des courses pour les besoins essentiels de la communauté.
La consigne » rester à la maison » n’a pas permis à nos sœurs qui étaient ici pour leur Ressourcement international de faire les pèlerinages prévus. Les sessions internes se sont étendues sur plus de trois mois et certaines des rencontres internationales de la congrégation ont dû être reportées. Nous avons accepté de rester à la maison, ce qui, pour nous toutes, signifiait santé et sécurité, solidarité et soins.
Internet s’est avéré être un don de Dieu à l’humanité. Nous avons suivi les prières en ligne présidées par le pape François, ainsi que de nombreux participants sur la ‘cyber piazza’. La foi a été notre rempart en ces temps difficiles et nous avons continué à croire…
La Covid-19 a modifié nos habitudes de salutation. Les accolades et les poignées de main chaleureuses ont été évitées. Nous nous sentons distantes et apparemment indifférentes, mais dans notre cœur, nous savons parfaitement que « rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ ». (Rm 8, 39) La pandémie n’a certainement pas atténué notre sens de la fête. Nous avons célébré les anniversaires et les fêtes ; nous avons chanté l’Alléluia de Pâques avec une plus grande foi dans la puissance de la Résurrection !
Le mois de mai a apporté un sentiment de libération intérieure alors que l’Italie rouvrait ses frontières et reprenait le travail et que les églises reprenaient la célébration de l’Eucharistie avec les fidèles. Au cours de ce mois consacré à Marie, nous avons particulièrement honoré notre Mère et gardienne, nous lui avons rendu grâce d’avoir cheminé avec nous, avec une espérance, une joie plus profonde et une confiance en notre Dieu d’amour. Nous avons uni notre prière du Rosaire à celle de millions de personnes dans le monde qui priaient également pour notre humanité souffrante. Nous remercions le père Ska d’avoir célébré avec nous la fête quotidienne de la miséricorde amoureuse de Dieu dans l’Eucharistie.
Peu à peu, nos sœurs du Ressourcement ont pu rentrer dans leur pays. La Covid-19 nous a permis de faire l’expérience ensemble du Dieu qui chemine avec nous, le Dieu qui est amour et miséricorde. Beaucoup de choses sont arrivées qui méritent d’être méditées dans nos cœurs…
Quel sera notre monde après COVID -19 ? Mère Maria dos Anjos nous a posé cette question dans sa lettre circulaire de Pâques : Quelle contribution pouvons-nous apporter à la construction d’un monde qui émerge et se veut différent ?
Une des contributions que nous pouvons apporter est mentionnée par le Pape François dans son homélie lors du 2e dimanche de Pâques 2020 : » … faisons preuve de miséricorde envers ceux qui sont les plus vulnérables ; car ce n’est que dans la miséricorde que nous construirons un monde nouveau ».
